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Les infrastructures L'aéroport international de Dakar-Léopold Sédar Senghor est le principal point d'entrée aérien vers le Sénégal. Le 25 mai 1971, l'avion supersonique Concorde fait un premier vol de démonstration Paris-Dakar en 2h52mn (dont 2h07 en vol supersonique) et le 21 janvier 1976 ouvre pour la première fois sa ligne commerciale Paris-Dakar-Rio. Le président Senghor assiste à son arrivée à l’aéroport de Dakar ainsi que les premiers passagers supersoniques de l'histoire de l'aviation. Le 1er avril 1982, c'est la fin de la liaison Paris-Rio. Depuis le 23 février 2001, la compagnie aérienne Air Sénégal International, filiale du groupe Royal Air Maroc, propose des destinations vers l'Europe et l'Afrique. Elle a été sacrée meilleure compagnie aérienne africaine en 2003. Elle est membre de l’IATA depuis le 28 mai 2002. Le réseau routier est bon à l'ouest, mais se dégrade en allant de plus en plus profondément dans le pays. Le réseau de transport est bien développé dans les grandes villes avec les taxis, les bus ou les « cars rapides » plus ou moins en bon état (dans les banlieues et villes secondaires, ce sont des taxis clandos collectifs ou des charrettes). À l'intérieur du pays, ce sont des grands cars blancs Ndiaga Ndiaye et taxis-brousse.
La gare de Dakar est la plus ancienne du Sénégal. Elle n'offre plus qu'une seule destination pour les voyageurs, Bamako au Mali - la liaison avec Saint-Louis étant désormais réservée au transport de marchandises. Le transport maritime est constitué soit de chaloupes pour rejoindre l'île de Gorée à partir de Dakar, soit de bateaux pour des croisières sur le fleuve Sénégal, soit de gros bateaux de transport de marchandises qui bénéficient de l'un des 3 ports en eau profonde de l'Afrique et d'un terminal pour les containers. Les réseaux sont plus denses à l'Ouest du pays le long du littoral mais la circulation des marchandises et des personnes est particulièrement difficile vers Dakar et la presqu'île du Cap-Vert. Les infrastructures sont plus rares dans le Sénégal oriental et le désenclavement de ces régions constitue également un défi car les moyens de transport restent souvent traditionnels à l'intérieur du pays. De gros efforts sont effectués au niveau des équipements.
Ainsi de nombreux projets sont en cours: • construction d'une autoroute à péage entre Dakar et Diamniadio • nouvel aéroport international Blaise Diagne • aménagement de Saint-Louis pour en faire un port de cabotage • aménagement du port de Ziguinchor pour recevoir des containers. Les moyens de transport au Sénégal restent souvent traditionnels (charrette, pirogue), même si de nombreux projets d'équipement sont en cours (autoroute, nouvel aéroport). Les réseaux sont plus denses à l'Ouest du pays et la circulation des marchandises et des personnes est particulièrement difficile vers Dakar et la presqu'île du Cap-Vert. Les infrastructures sont plus rares dans le Sénégal oriental et le désenclavement de ces régions constitue un véritable défi.
Transports terrestres En 2003, le réseau routier sénégalais comportait 13 576 km, dont 3 972 km de routes goudronnées et 9 604 km de pistes. Une nouvelle autoroute est en construction entre Dakar et Diamniadio.
Taxis Abondamment décorés et couverts d'inscriptions religieuses (Alhamdoulilah !), ils font partie intégrante du paysage sénégalais. Lorsqu'ils sont de couleur jaune-orange-bleue, ce sont souvent des camionnettes Renault (Goélette Saviem) des années 1980, aménagées pour une vingtaine de passagers. Leur conduite parfois aléatoire, en raison de la densité du trafic et de leur mauvais état, leur a valu le surnom de « S'en fout la mort », parfois peint sur la carrosserie. On les appelle aussi « mille-kilos » ou « 22-places ». Ils sont utilisés pour des trajets urbains ou interurbains. Mais il en existe d'autres, parfois des Mercedes de couleur blanche, généralement plus confortables. Les cars mourides, les plus récents, assurent des lignes régulières, plutôt sur de longues distances. À Dakar il existe aussi un réseau de bus municipaux (SOTRAC).
Rail Voulue par Faidherbe, la ligne de chemin de fer Dakar reliant à Saint-Louis — la première de l'Afrique de l'Ouest — fut inaugurée le 6 juillet 1885. La gare de Dakar et celle de Saint-Louis datent de la même période. Dans l'intervalle, le transport de voyageurs entre Dakar et Saint-Louis a été abandonné. Outre l'axe principal reliant la capitale au Mali, il subsiste le dénommé Petit train de banlieue. En 2005[2], le réseau ferroviaire comptait 906 km. Il est très concurrencé par la route, tant pour le transport des marchandises que pour celui des voyageurs.
Transports maritimes Le port le plus important est celui de Dakar (PAD). Les ports secondaires sont ceux de Saint-Louis, Kaolack et Ziguinchor. Le naufrage du Joola en Casamance en 2002, lié à de nombreux dysfonctionnements et notamment à une surcharge de passagers, reste dans toutes les mémoires. Un autre ferry avait d'abord pris la relève, le Wilis. En 16 heures, il reliait deux fois par semaine (de nuit) Dakar à Ziguinchor, transportant 462 personnes. Plus sûr et plus confortable, ce nouveau bateau ne faisait cependant pas l'unanimité. Encore sous le choc, les Casamançais restent inquiets, ils déplorent l'augmentation des tarifs et surtout l'abandon de l'escale à Karabane, faute d'infrastructure satisfaisante pour le moment. Du coup l'économie locale de l'île et des environs se voit sinistrée et ces difficultés contribuent elles aussi à pousser nombre de jeunes Sénégalais à tenter l'aventure des Canaries, à leurs risques et périls. Une émission télévisée française, Thalassa, a récemment consacré un reportage à cette problématique, « Un nouveau bateau pour la Casamance ». Depuis mars 2008 un nouveau bateau assure la liaison, le Aline Sitoé Diatta.
Transports fluviaux En 2005[4], le Sénégal disposait d'environ 1 000 km de voies navigables. Il s'agit principalement du fleuve Sénégal, du Saloum et du fleuve Casamance. L'écluse de navigation du barrage de Diama – mis en service en 1988 à la frontière mauritanienne – doit permettre le passage des bateaux, mais n'est guère utilisée.
Transports aériens L'essor du tourisme est directement lié à la densité et à la qualité de ces infrastructures, puisque très peu de visiteurs se rendent au Sénégal par d'autres moyens de transport.
Aéroports En 2006, on dénombrait au Sénégal 20 aéroports/aérodromes civils ou militaires. L'aéroport international de Dakar-Léopold Sédar Senghor est un aéroport de classe internationale. La construction d'un nouvel aéroport moderne à Diass, à une quarantaine de kilomètres de Dakar, est en cours, l'aéroport international Blaise Diagne. La première pierre en a été posée par le Chef de l'État le 4 avril 2007. L'aéroport de Saint-Louis, l'aéroport de Cap Skirring et l'aéroport de Ziguinchor sont des aéroports contrôlés ou de première catégorie. L'aérodrome de Tambacounda n'est pas contrôlé, mais il est pourvu d’un service de protection de la navigation aérienne. Enfin d'autres aérodromes civils font l'objet d'inspections périodiques : aérodrome de Bakel - aérodrome de Kaolack - aérodrome de Kédougou - aérodrome de Kolda - aérodrome de Matam - aérodrome de Podor - aérodrome de Richard-Toll - aérodrome de Simenti. Celui de Linguère est actuellement fermé. Le Sénégal opère quelques aérodromes militaires, tels que la base aérienne 160 de Dakar-Ouakam.
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